Une curiosité touristique
Cette arbre majestueux fut une curiosité touristique, peint notamment par Paul Signac et reproduit sur de nombreuses cartes postales:
Charles Joly (1835 - 1897), peintre de paysages et orientaliste en donnait une description précise: «
La hauteur de ce pin est de 16 mètres et sa circonférence de 6 mètres. Le tronc jusqu’à ce jour est parfaitement sain et sans creux apparent. La tête est complète de tous côtés, bien qu’une forte branche ait dû être mutilée, il y a quelques années, parce qu’elle gênait la circulation des voitures. Le diamètre de la tête est de 26 mètres, ce qui donne à cet énorme parasol un pourtour de 78 mètres ».
Il était considéré, à la fin du XIXe siècle comme âgé de
350 à 400 ans, avec une hauteur de tronc de 4,5 mètres et un circonférence, au sommet du tronc, de 7 mètres.
Carte postale du pin de Bertaud
Il se situait en plein milieu de la route qui menait à Saint-Tropez. Puis la ligne du tramway reliant Cogolin à Saint-Tropez, passat d'un coté du pin et la route de l'autre coté... Les touristes se rendant à Saint Tropez pouvaient l'admirer et il devint ainsi, dès 1889,
une vraie attraction touristique.
En 1911, le pin de Bertaud fut classé par la commission départementale du Var pour la protection des sites et monuments naturels, sous la présidence de Frédéric Mireur, comme
monument historique ou sites naturels à protéger en même temps que la Chartreuse de la Verne ou la grotte de la Sainte-Beaume.
Sa notoriété lui valut d'être reproduit en cartes postales, en gravure, en dessin ou photographie, et cité dans divers ouvrages et revues
Centenaire majestueux,
il mourrut en 1924: Le journaliste
Henry Bidou évoque la mort de l'arbre dans l'article consacré à la réception de
Camille Jullian à l'
Académie française: "
Le pin Berthaud, sous lequel il veut nous faire asseoir, est mort. On a ébranché son cadavre gigantesque. Il ne reste plus, au milieu de la route, que le tronc d'un dieu mutilé." ...