Le 25 octobre 1933, Le Conseil Général, soucieux de moderniser une ligne du littoral vitale pour la région, apporta son aide à la compagnie CP en se prononçant pour l'acquisition de 10 automotrices diesels d'une puissance de 200ch. Leur livraison débuta des le mois de mars 1935.
A partir du 1er juillet 1935, la desserte voyageur entre Toulon et Saint Raphaël fut intégralement assurée par autorails ce qui se traduisit par une augmentation importante des passagers. A partir de l'été 1936, les congés payés donnèrent encore plus d'activités à la ligne du Littoral et à celle de Saint Tropez où des navettes d'autocars vinrent aider à l'écoulement du trafic.
La compagnie CP profita de l'amélioration de sa situation pour compléter son trafic ferroviaires d'un service d'autocars.
De réels espoirs de prospérité semblaient s'ouvrir au chemin de fer du Littoral quand fut déclaré la 2ème guerre mondiale, le 3 septembre 1939
15 août 1944: la ligne est pratiquement enfouie sous les gravats à la sortie de Sainte Maxime tandis que les troupes françaises débarquent dans le golfe de St Tropez.
Après bien des bombardements et la fortification du littoral au printemps 44, le trafic est considérablement réduit.
Le 1er avril 1944, tous les habitants de la Foux sont évacués sur Cogolin.
Le 9 avril, la gare de la Foux est entièrement détruite de même que l'hippodrome voisin et la majestueuse pinède qui s'étendait jusqu'à l'emplacement actuel de Port Grimaud.
Le 15 avril, il ne restait plus aucun bâtiment civil ou privé debout, plus aucun arbre majestueux dans le quartier de La Foux.
A la libération, l'exploitation du train est totalement suspendue. Plusieurs kms de ligne sont impraticables.
Le 5 septembre, une partie du personnel se regroupe pour reprendre le travail.
Le 18 novembre, le gouvernement accorde une allocation exceptionnelle de 4 600 000F. à la compagnie pour pouvoir pallier à ses difficultés financières.
On répara tant bien que mal les voies qui avaient subi beaucoup de dégâts et le 15 mars 1945 le trafic put reprendre. Mais les difficultés de la compagnies s'aggravèrent.
Le 31 juillet 1946, le Conseil Général se prononça pour le remplacement du réseau ferroviaire trop vétuste par un réseau routier.
Au début de l'année 1948, la compagnie privilégia de plus en plus la route et installa des garages pour ses autocars à Toulon et Saint Tropez.
Malgré de nombreux défenseurs de la ligne qui manifestèrent leur réprobation, la compagnie délaissa le chemin de fer au profit de la route.
Le Conseil Général se prononce définitivement le 31 juillet 1946 pour le remplacement du réseau par un service public sur la route.
Le "Petit Varois" écrivit le lendemain "
Une page pas bien jolie est tournée dans l'histoire de notre département".
Le réseau n'a plus été entretenu et le 18 octobre 1948, dans l'indifférence générale, un dernier train circula entre Toulon et Hyères.
Le service ouvrier La Foux / Saint Tropez continua huit mois encore jusqu'au 4 juin 1949, date de fermeture définitive de la ligne du tramway.
Le réseau du littoral a été fermé pour de multiples raisons, mais pas par manque de voyageurs !
a partir de 1947, des bus remplacent progressivement le train du littoral... Ici un Renault 215-D devant la gare de Saint Tropez...