Les gargouilles :
L'architecture d'ensemble de l'édifice, d'un aspect défensif avec des contreforts massifs en pierres de taille, s'inspire des Eglises fortifiées de Camargue, et plus particulièrement de celle des Saintes-Maries de la Mer...
On retrouve également des ressemblances avec celle de
Martigues, surtout en ce qui concerne
les gargouilles...
Le clocher :
L'église a les pieds dans l'eau sur 2 cotés, cité lacustre oblige, et puisque nous sommes en Provence, elle s'orne d'un
campanile en fer forgé créé par le ferronnier d'art
Monsieur BERNARD de la Garde-Freinet, au sommet d'une tour de
16 mètres de haut supportant une cloche de bronze.
La terrasse accessible au public, que l'on atteint après avoir monté un escalier de
96 marches en pierre, permet de jouir d'un magnifique panorama sur la cité lacustre et le golfe de Saint Tropez.
Dans toute la Provence, les clochers des Eglises sont très souvent coiffés de sortes de cage en fer forgé dans laquelle est placée une cloche sonnant les heures. Ce sont les CAMPANILES (mot issu du latin 'campana' signifiant une 'cloche').
Ces campaniles sont apparus au XVIe siècle en remplacement des flèches des églises, souvent dégradées.
Ils ont l'avantage de n'offrir que peu de prise au vent, même fort et capricieux comme le mistral, grâce à des structures ajourées et légères soutenant les cloches.
Les campaniles servaient très souvent d'amer' (Un amer est un point de repère fixe et identifiable sans ambiguïté utilisé pour la navigation maritime.)
afin de signaler de très loin les villages...
Il faut toutefois savoir que les premiers campaniles n'avaient rien de religieux: Ils sont apparus au Moyen Age sur les tours de guet qui dominaient les palissades défensives des villages. Sur cette tour un veilleur devait scruter l'horizon et avertir, en cas d'attaque ou d'incendie, les villageois.
Au VIIe siècle, ces guetteurs purent donner l'alerte grâce à une nouvelle venue sur la tour de guet: La cloche. Apparurent aussi pour les supporter, les campaniles. Jusque là en bois, les tours furent désormais construite en pierre et devinrent des donjons.
Puis la fonction des cloches évolua. Elle sonnèrent les heures qui rythmaient la vie des populations et se retrouvèrent sur les clochers des Eglises avec l'apparition des cadrans qui devaient être vus du plus loin possible...
L'intérieur :
L'intérieur est constitué d'
une nef de 29 mètres de long et de
13 mètres de haut et
un transept de 11 mètres de large.
L'autel et l'ambon sont en pierres d'Estaillade...
Monsieur Spoerry a obtenu l'autorisation de reposer dans un caveau, à l'intérieur de son Eglise...
Le Vitrail :
Le vitrail unique de la façade principale, face à la mer, est l'œuvre de
VASARELY.
Il se divise en
25 petits vitraux représentant chacun
les mouvements du soleil en phase avec la mer.
L'entretien :
Lors de l'assemblée Générale Ordinaire de la SCI PORT GRIMAUD, en date du 29 mars 1975, les propriétaires de PORT GRIMAUD 1 reconnaissait "le Conseil des Eglises Chrétiennes de Port Grimaud" comme représentant autorisé des Communautés religieuses utilisatrices de la nouvelle Eglise.
Ce conseil Oecuménique, composé pour moitié de catholiques et pour moitié de protestants, devait compter parmi ses membres, de plein droit, un représentant de la Copropriété désigné par l'Association des propriétaires.
Ce conseil devait en outre:
- règler toutes les questions pratiques ou d'ordre matériel concernant l'utilisation commune de l'Eglise par les représentants du culte protestant et du culte catholique.
- assurer l'entretien de l'édifice.
- autoriser la mise à disposition de ce sanctuaire pour toute manifestation artistique ou culturelle non placée sous la responsabilité directe de l'une ou l'autre confession.
toutes les dépenses d'entretien, de réparation, d'aménagement de l'édifice sont couvertes par les droits d'accès à la terrasse reçus à titre de don, ce qui fait de l'Eglise de PORT GRIMAUD la seule en France à s'autofinancer intégralement...
L'église a été inaugurée en juillet 1973...